Pour augmenter votre clientèle, deux leviers vont ensemble : attirer de nouveaux clients et garder ceux qui achètent déjà. Une partie de la clientèle se renouvelle d’elle-même, il faut donc remplacer les départs.
Comment cibler et prospecter de nouveaux clients ?
Trouver de nouveaux clients commence par savoir à qui vous vous adressez. La prospection consiste à contacter des personnes qui n’achètent pas encore chez vous. Elle suppose que la cible et le message soient définis au départ. L’acquisition de nouveaux clients repose donc d’abord sur une stratégie, avant même le premier appel.
Définir sa cible et son argumentaire
Une action commerciale commence par cinq repères : la clientèle visée, sa zone géographique, ses besoins, ses critères de choix et son budget probable. Distinguez ensuite trois groupes, qui n’appellent pas le même discours : clients actuels, anciens clients et prospects. L’étude des concurrents et de leurs offres vous aide alors à choisir une proposition qui se démarque et qui préserve la marge recherchée.
Une fois la cible fixée, le message part de son besoin. Il présente un bénéfice concret, une preuve si vous en avez une, puis une prochaine action précise : un rendez-vous, un essai, un devis. Chaque promesse de prix, de délai ou de résultat doit pouvoir être vérifiée par le client.
Prospecter et obtenir des recommandations
Ce message sert ensuite de base à une séquence de prospection organisée. En B2B, c’est-à-dire auprès d’autres entreprises, l’entretien s’adapte aux priorités du segment visé : un acheteur attentif au prix n’attend pas les mêmes arguments qu’un acheteur attaché à la qualité.
- Liste ciblée : réunir des contacts qui correspondent au profil défini, pas un fichier général.
- Provenance et motif : noter pour chaque contact d’où il vient et pourquoi vous le contactez.
- Action proposée et relance : proposer une étape précise, puis relancer en l’absence de réponse.
- Qualification : classer les réponses selon le besoin, l’échéance, le budget et le décideur, quand ces critères sont pertinents.
Avant un appel autorisé, fixez son objectif, une commande ou un rendez-vous par exemple, et préparez des réponses aux objections. Après l’échange, mettez à jour la fiche du prospect. En complément, le bouche-à-oreille peut s’organiser : après une prestation réussie, demandez au client s’il connaît quelqu’un que le service intéresserait, sans exiger les coordonnées d’un tiers.
Ces recommandations ne sont pas le seul relais pour élargir votre clientèle. D’anciens clients peuvent être recontactés une fois leurs besoins compris. Des professionnels qui servent des marchés complémentaires peuvent aussi présenter vos produits ou services à leur propre clientèle.
Respecter les règles françaises de prospection
Le canal choisi détermine les règles à appliquer. Selon la CNIL, un courriel ou un SMS commercial adressé à un particulier exige en principe son consentement préalable. Une exception encadrée vise notamment les clients qui ont déjà acheté des produits ou services similaires auprès de la même entreprise. Depuis le 11 août 2026, le démarchage téléphonique des consommateurs exige aussi un consentement préalable, que vous devez pouvoir prouver et que la personne peut retirer, sauf exceptions légales.
À l’inverse, entre professionnels, la CNIL admet qu’un courriel lié à la profession du destinataire repose sur l’intérêt légitime. Il faut alors informer la personne et lui permettre de s’opposer simplement. Dans tous les cas, l’expéditeur doit être identifiable et aucune case de consentement ne doit être précochée.
Comment attirer une clientèle de proximité ?
Pour un commerce ou un artisan, une grande partie des clients potentiels vit près de l’établissement. Avant de pousser la porte ou d’appeler, ils cherchent souvent en ligne. La visibilité locale, puis l’accueil sur place, forment donc un même parcours.
Renforcer son référencement local
Le référencement local désigne votre place dans les résultats de recherche liés à une zone géographique. Selon Google, il dépend notamment de la pertinence, de la distance et de la notoriété ; la distance, elle, échappe en partie à l’entreprise. Une fiche d’établissement complète est un outil à soigner :
- Activité et services : décrire ce que vous vendez et les prestations proposées.
- Zone desservie et horaires : si vous intervenez chez vos clients, indiquer une zone desservie plutôt que présenter une adresse privée comme un magasin, comme l’exige Google.
- Photos : montrer l’établissement, les produits ou les réalisations.
- Avis : laisser visibles les retours des clients sur la fiche.
Créer une présence locale forte et durable demande aussi des mots-clés géographiques pertinents et des informations identiques entre le site, la fiche et les annuaires de votre secteur. Selon Google, une modification de fiche peut mettre jusqu’à trois jours à apparaître. Le classement d’un nouvel établissement peut mettre jusqu’à un mois à s’établir. Reliez enfin les appels et clics de la fiche aux rendez-vous puis aux ventes : une fiche visible ne prouve pas qu’elle apporte des clients.
Transformer la visibilité en ligne en contacts
Être présent en ligne ne suffit pas. Selon le Baromètre France Num 2025, mené auprès de 11 021 entreprises, 84 % disposaient d’une solution de visibilité en ligne. Le même baromètre compte 81 % de PME dotées d’un site, contre 61 % des TPE hors entreprises sans salarié. Ces chiffres ne disent rien des clients acquis grâce à ces outils.
Pour qu’un site convertisse son audience, il répond aux questions des prospects et propose une action claire, comme un formulaire de contact. Une publicité sur moteur de recherche se règle de la même façon : mots-clés, zone géographique, puis analyse régulière des résultats. Les consommateurs achètent déjà en ligne : selon l’Insee, en 2024, 63 % des personnes de 15 ans ou plus l’avaient fait dans les trois mois précédant l’enquête.
Sur un site marchand, les retours d’utilisateurs révèlent les obstacles qui freinent l’achat. Le lien avec la boutique compte aussi. myKomela assure la synchronisation d’une boutique WooCommerce : produits, tarifs, stocks et commandes, avec import automatique des commandes et Click & Collect. En pratique, le client commande en ligne et retire en magasin, sur un stock commun.
Donner envie d’entrer et d’acheter
Une fois le client devant le magasin, l’aspect extérieur pèse dans sa décision d’entrer. Une vitrine propre et renouvelée selon les saisons, une ambiance intérieure soignée et un accueil attentif construisent ensuite l’expérience client.
Des démonstrations ou des services complémentaires font découvrir l’offre autrement qu’en rayon. Observez les heures de forte et de faible fréquentation, ainsi que les ventes : ces données guident l’organisation de l’équipe, le choix des animations et le renfort en caisse aux moments chargés.
Comment organiser un événement qui apporte des clients ?
Un événement crée une raison de venir. Il fait connaître l’entreprise à des prospects et donne aux clients une occasion de revenir. Son intérêt pour l’acquisition de nouveaux clients se juge pourtant sur les ventes qu’il produit, pas sur le nombre de visiteurs.
Choisir un objectif, un public et un format
Fixez d’abord un objectif principal mesurable : une première visite, la découverte d’un produit, un essai, un rendez-vous ou un achat. Cet objectif, avec le public visé, oriente ensuite le thème et le format.
Plusieurs formats existent, chacun adapté à un objectif différent :
- Portes ouvertes et animations : faire venir une clientèle qui ne connaît pas encore le lieu.
- Ateliers, démonstrations et dégustations : faire essayer l’offre plutôt que la décrire.
- Conférences et salons professionnels : rencontrer des prospects et des partenaires en B2B.
Un événement sert aussi de test avant d’élargir une gamme. Une démonstration mesure l’intérêt pour une nouvelle offre, que celle-ci vise de nouveaux acheteurs ou des clients déjà présents.
Faire venir les participants et préparer leur accueil
Une fois le format choisi, organisez l’inscription, puis la communication. Prévoyez ensuite comment vendre ou prendre rendez-vous sur place, et comment relancer les contacts. Plusieurs relais annoncent l’événement :
- Clients actuels et partenaires : premiers ambassadeurs, ils peuvent faire venir leur entourage.
- Réseaux sociaux et fiche locale : informer au-delà de la clientèle habituelle.
- Affichage du point de vente : toucher les passants avant l’événement.
Les commerces voisins peuvent mutualiser la communication ou proposer un parcours entre activités complémentaires. Selon le format, vérifiez les règles sur le domaine public, la sécurité, la capacité d’accueil, la vente ou la dégustation, l’assurance, le droit à l’image et la musique. L’inscription ne vaut pas consentement à recevoir ensuite vos messages promotionnels.
Mesurer les ventes après la rencontre
Les contacts qualifiés et les rendez-vous recueillis sur place se suivent jusqu’aux ventes effectivement conclues après la rencontre. Deux ratios complètent ce suivi. Le taux de présence divise les participants présents par les inscriptions confirmées. Le taux de conversion sur place divise les acheteurs par les participants.
Rapprochez enfin la marge des ventes attribuables du coût complet de l’événement, temps de travail compris. Cette règle vaut aussi pour les salons : selon l’Event DataBook 2025 de l’OJS, les salons professionnels français ont compté 2 117 799 visites en 2024. Ils réunissaient 73 686 exposants, des volumes qui ne disent rien de la rentabilité d’un salon pour une TPE.
Comment fidéliser sa clientèle après l’achat ?
Gagner un client a un coût ; le garder prolonge ce que la vente a déjà rapporté. Pour fidéliser, l’écoute et le service passent en premier. Les avis et la carte de fidélité viennent ensuite. Une remise ne compense pas durablement un service défaillant.
Fidéliser par le service et l’écoute
Les retours des clients montrent l’écart entre ce qu’ils attendaient et ce qu’ils ont vécu. Un questionnaire, un échange direct ou le service client permettent de les recueillir, puis d’ajuster l’offre. Chaque moment de la relation client appelle un geste précis :
- Après un premier achat : remercier le client et lui indiquer comment obtenir de l’aide.
- Après une prestation : vérifier sa satisfaction.
- Après une réclamation : proposer une solution concrète.
- Une fois la solution appliquée : contrôler qu’elle a bien réglé le problème.
Ces contacts font aussi remonter des attentes que le client n’exprime pas toujours, sur la qualité perçue ou l’après-vente. Des clients satisfaits peuvent ensuite donner un avis.
Recueillir et traiter les avis clients
Demandez un avis une fois le produit ou le service réellement utilisé, avec une formulation neutre qui n’impose ni note ni commentaire positif. Répondez aux avis clients positifs comme négatifs, sans jamais exposer de données personnelles en public. Regroupez ensuite les critiques par thème pour corriger les problèmes récurrents.
Si vous publiez des avis sur votre propre site, indiquez leurs critères de classement, l’existence d’un contrôle et ses caractéristiques, les éventuelles contreparties ainsi que les délais maximaux de publication et de conservation. La vigilance est réelle : selon le bilan 2024 de la DGCCRF, près d’un tiers des 397 établissements contrôlés sur les faux avis présentaient des anomalies. La DGCCRF rappelle que ces pratiques trompeuses liées aux faux avis sont passibles de deux ans d’emprisonnement et de 300 000 € d’amende, avec de possibles majorations.
Construire une carte de fidélité rentable
Un programme de fidélité convient surtout lorsque les achats se répètent. Construisez-le en trois temps : définir les achats éligibles, choisir un avantage simple à comprendre, puis calculer son coût réel. myKomela propose une caisse avec programme de fidélité à points et cartes de fidélité, ainsi que des bons cadeaux.
Le calcul du coût se fait sur un exemple simple : un avantage de 5 € accordé après 100 € d’achats éligibles représente un coût nominal de 5 %. Ce taux s’entend avant marge, avantages non utilisés et frais de gestion. Ce n’est donc pas un taux de rentabilité.
Le taux d’adhésion ne suffit pas non plus. Selon une étude YouGov de 2024, 76 % des Français interrogés déclaraient appartenir à un programme de fidélité. Ce chiffre ne mesure ni l’usage réel des cartes ni les visites qu’elles provoquent. Les adhérents peuvent déjà être vos clients fidèles : comparez leur fréquence d’achat avant et après l’adhésion.
Comment suivre les clients et mesurer la rentabilité ?
Prospection, événements et fidélisation client n’ont de valeur que mesurés. Une croissance durable suppose de savoir quels canaux apportent des ventes payées, avec quelle marge, et quels prospects attendent encore une relance.
Suivre chaque demande jusqu’au paiement
Une demande de devis n’est pas une vente. Le suivi distingue la provenance du contact, les demandes, les devis envoyés, les ventes signées puis les ventes payées. Chaque fiche enregistre aussi le besoin, le montant et la marge prévus, le statut du devis, la prochaine action, la date de relance et le motif d’une vente perdue. Un tableur suffit à une personne seule avec peu de contacts. Un logiciel de relation client devient utile quand les relances s’oublient, que plusieurs personnes partagent les dossiers ou que les canaux se multiplient.
Exploiter les ventes sans négliger les données
Côté magasin, myKomela réunit dans une solution web la caisse tactile, les tickets, les stocks, la fidélité et les analyses, pour plusieurs vendeurs et points de vente. Son analyse des marges identifie les produits les plus rentables. Trois repères encadrent cet usage des données :
- Automatiser une tâche précise : le rappel des devis en attente, par exemple, jugé au temps gagné et aux ventes conclues, pas au nombre de messages.
- Limiter le fichier client : ne garder que les données nécessaires et encadrer qui y accède.
- Fixer une durée de conservation : prévoir dès la collecte quand les données seront supprimées.
Pour ces durées, la CNIL donne des repères. Les données de prospection d’un client se conservent en général pendant la relation commerciale, puis trois ans après sa fin. Celles d’un prospect non client se conservent trois ans après leur collecte ou son dernier contact.
Comparer les canaux et la marge obtenue
Le coût d’acquisition divise les dépenses commerciales attribuables par les nouveaux clients acquis sur la même période. Exemple : 600 € de prospection pour 20 nouveaux clients donnent 30 € par client. Ce montant se compare ensuite à la marge et aux autres coûts.
| Indicateur | Calcul |
| Taux de transformation | Nouveaux clients ÷ prospects qualifiés × 100 |
| Conversion des devis | Devis gagnés ÷ devis envoyés |
| Panier moyen | Chiffre d’affaires ÷ nombre de transactions |
| Fréquence d’achat | Transactions ÷ clients sur une période définie |
| Taux de réachat | Part des clients éligibles qui rachètent sur la période |
Pour comparer deux canaux, rapprochez la marge des ventes des dépenses, du temps commercial et des déplacements. Attendez un cycle de vente complet avant de conclure. Un tableau de bord mensuel suit alors les nouveaux clients, la conversion, le réachat et la marge par canal, avec des définitions qui ne changent pas d’un mois à l’autre.
Fidélisez vos clients et suivez vos marges en un seul outil
Avec myKomela, la caisse, la carte de fidélité à points, les bons cadeaux et l’analyse des marges sont réunis pour les TPE et PME. Testez-le sans engagement.
Foire aux questions
Pourquoi une campagne de prospection peut-elle échouer ?
Une campagne peut échouer pour cinq raisons : une cible trop large, une offre mal définie, un message centré sur l’entreprise plutôt que sur le client, des contacts obsolètes ou des relances oubliées.
Quelles erreurs réduisent l’intérêt d’une carte de fidélité ?
Un seuil de récompense trop élevé, des règles compliquées ou des avantages accordés sur des achats qui auraient eu lieu de toute façon réduisent son intérêt économique. Une carte ne compense pas non plus durablement un mauvais accueil. Suivez l’adhésion, l’activation, la fréquence d’achat, le panier moyen, le réachat, le coût des avantages et la marge nette supplémentaire.
Que faire lorsque les ventes stagnent ?
Réexaminez les données clients et les évolutions du marché, puis actualisez les profils de clientèle et les messages commerciaux. Relancez aussi l’acquisition, car une partie de la clientèle se renouvelle naturellement. Gardez une stratégie cohérente avec votre positionnement et partagée avec les personnes au contact du marché.









